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Il me semble qu'au Mouvement Démocrate, nous portons des valeurs qui nous poussent à être attachés au "vivre
ensemble", et aux droits citoyens, notamment ceux de l'égalité devant les services publics, notamment tout ce qui relève du lien social.
Aujourd'hui, les entreprises privées, notamment celles qui étaient autrefois nationalisées, viennent se faire financer par l'état quand elles sont en difficulté. Nous venons d'en voir
des exemples significatifs dans la banque et l'industrie automobile. Avec quelle contrepartie ? Aucune, et surtout pas de mission de service public, mais davantage d'argent pour les actionnaires
privés.
Le rôle de l'état est de garantir le bien commun, ça n'est en aucun cas celui d'un entrepreneur privé.
Que les services financiers de La Poste aient été transformés en Banque, celà m'émeut !
Les banques font la chasse aux pauvres en cherchant par tous les moyens à se débarasser des clients jugés non rentables (et surchargent les autres de produits couteux). Qui n'a jamais vu les
files d'attente de personnes dépourvues, venant toucher le mandat de leur retraite ou de leur allocation chômage, dont les sommes sont souvent dérisoires, pour pouvoir acheter à manger ou payer
leur loyer ou leur électricité ?
Oui, nous avons besoin d'une banque ou d'un service bancaire à tarifs réduits, financé par la solidarité, accessible aux plus nécessiteux !
Et nous nous devons d'avoir l'exigence d'un service public accessible aux citoyens ruraux comme à ceux des banlieues.
La liberté économique, ou libéraliseme, nous en voyons clairement les limites aujourd'hui, c'est la liberté de gérer toujours à plus court terme, à occulter l'avenir, à privilégier quelques uns
au détriment du plus grand nombre, (et de plus, à réclamer l'argent du contribuable quand cette gestion à court terme produit ses effets négatifs).
Le mythe du privé mieux géré que le public a vécu ! La réalité est infiniment plus complexe.
L'un des nombreux défauts du PIB, à l'origine des dégâts qu'il génère, c'est de cristaliser et sédimenter ce trompe-l'oeil : n'importe quelle production privée, de quelque nature qu'elle soit,
utile ou non, créatrice ou destructrice, est comptabilisée comme de la 'création de richesse'. Entrent pêle-mêle dans cette catégorie la fabrication d'armes de toutes sortes, les industries
destructrices de l'environnement, les produits financiers artificiels, la publicité pour le dernier jeu de vidéo de guerre à la mode, pour le dernier gel coiffant, la télé-réalité, ... Tandis que
l'hôpital, les pompiers, la police, la justice, l'enseignement, la lutte contre la pollution ... ne sont considérés que comme des coûts, et contribuent au PIB à la hauteur de ce qu'ils coûtent,
quels que soient les services qu'ils rendent, et qu'ils soient bien ou mal gérés.
Nous savons évaluer ce que coûtent les services publics, nous sommes bien en peine d'évaluer ce qu'ils rapportent ou ce que coûterait leur absence, et c'est bien là le problème de fond
qui ouvre la porte à des déclarations faciles et superficielles sur les mérites du privé et le mythe des bienfaits collectifs de la liberté d'entreprise.
Nous avons toujours été attachés à la liberté d'entreprendre, il est temps maintenant d'accorder le même intérêt et la même importance à donner du sens à ce qui est entrepris, ainsi qu'à tout ce
qui joue un rôle dans le "vivre ensemble" et la cohésion de la société
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